Les chercheurs tentent en permanence d’améliorer les traitements contre le SIDA. Afin qu’ils soit plus efficaces bien sûr mais également mieux tolérés et plus faciles à prendre. Les récentes découvertes du Dr Joël Gallant de l’école médicale Johns Hopkins de Baltimore (Maryland), publiées dans le New England Journal of Medicine, semblent avoir permis à la recherche d’avancer.
Il a testé une nouvelle combinaison de trois antirétroviraux (antiviraux actifs contre le VIH, virus de l’immunodéficience humaine, qui permettent non pas l’éradication du virus mais le contrôle de la maladie). Sur les 517 personnes de l’étude, aucune n’avait suivi de trithérapie auparavant et elles étaient âgées en moyenne de 36 ans. Certaines ont pris une fois par jour une nouvelle association de tenofovir-emtricitabine-efavirenz (Viread-Emtriva-Sustiva) tandis que les autres ont été soignés avec le classique Combivir (AZT et 3TC), deux fois par jour.
Après 48 semaines de traitement, les chercheurs ont comparé les deux groupes. Et les résultats apparaissent meilleurs dans le premier, le traitement de référence étant pourtant classé parmi les plus performants actuellement.
Dans les groupe 1, 80% des personnes ont vu leur charge virale baisser à un niveau indétectable (moins de 50 copies de virus par millilitre de sang). Contre 70% dans le groupe 2. Pour les effets secondaires, là encore les résultats sont un peu meilleurs dans le premier groupe : moins d’anémie, moins de nausées… Le premier traitement serait mieux toléré et seulement 4% des patients de ce groupe ont arrêté de prendre les médicaments au cours de ces 48 semaines. Contre 9% dans le groupe 2. Autre point positif pour le nouveau traitement : les cellules CD4, cellules du système immunitaire qui disparaissent peu à peu chez les personnes séropositives, ont également été plus nombreuses.
En revanche, il existe une similitude entre les deux traitements utilisés dans cette étude, menée à la fois aux Etats-Unis et dans quatre pays européens, dont la France : le prix.
Les deux traitements testés dans cette étude sont efficaces, explique le Dr Joël Gallant, mais cet essai clinique montre qu’on peut faire mieux avec moins d’effets secondaires .» D’ailleurs cette étude va encore continuer deux ans, toujours pour tenter d’améliorer l’efficacité et la tolérance du traitement.
Clémence Lamirand
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