- brindine
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J'ai perdu mon oncle
J'ai passé 4 jours de cauchemars. J'ai perdue soudainement un oncle qui m'était trop cher. Ma peine est trop grande. Je crois en la volonté de Dieu, mais il m'est difficile d'admettre la vérité. Je l'ai vu après qu'il lui ont fait "Attaghssil", il souriait (ce qui est normalement un bon signe, non !?)
Je voulais savoir quelle est la durée de al7idad ? Ne doit elle pas dépasser 3 jours ? Est ce que son âme nous voit et nous écoute d'en haut ? Est ce que les âmes des morts se rencontrent ?
- Ollin
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Re: J'ai perdu mon oncle
(Ina li Allah wa ina ileyhi raji3oun) Toutes mes condoléances, je vois que t'es trop attaché a ton oncle, Rebi ya3tique sbar, courage !!
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Re: J'ai perdu mon oncle
(Inna li Allah wa inna Ileyhi raji3oune ) Paix à son âme, toutes mes condoléances. Moi à ma connaissance quand on dit sur quelqu'un (Rebbi yerhmou) il saura qu'on a dit cette invocation, à part ça je suis totalement out question religion et vie après la mort.
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Re: J'ai perdu mon oncle
Toutes mes condoléances Brindine, lbaraka fi rasskoum.
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- brindine
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Re: J'ai perdu mon oncle
Rabi ithabat 7assanatkoum. Merci tout le monde !
- brindine
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Re: J'ai perdu mon oncle
Merci Jasmin pour le soutien !
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Re: J'ai perdu mon oncle
"Adama Allah adjrak" Il faut que tu sois forte et patiente.
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- Samy
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Re: J'ai perdu mon oncle
1. L'âme en question
Nous musulmans croyons en l'existence de l'âme, et disons que l'homme est composé d'un corps et d'une âme (ar-Rûh, pp. 170-171 - éd. Dâr al-hadîth). Nous musulmans croyons que si l'âme n'est pas matérielle, elle est bien réelle. "Et ils te questionnent au sujet de l'âme. Dis : "L'âme relève de l'affaire de mon Seigneur. Et il ne vous a été donné que peu de connaissances"." (Coran 17/85). D'après un des avis rapportés par Ibn Kathîr, ce verset parle bien de l'âme humaine (Tafsîr, tome 3 p. 55).
2. Lors de la mort, l'âme se sépare du corps et...
Les Hadîths du Prophète enseignent que :
- A la mort de l'homme, son âme quitte son corps (Muslim n° 2872, Abû Dâoûd n° 4753, Ahmad n° 17803)
- L'âme est alors emmenée par des anges (Muslim n° 2872, Abû Dâoûd n° 4753, Ahmad n° 17803) qui la conduisent et l'élèvent dans les cieux (Muslim n°2872, Ahmad n° 17803)
- L'âme de la personne de bien (mu'min) est alors emmenée jusqu'au ciel le plus élevé (Ahmad n° 17803)
- Dieu dit d'écrire le nom de la personne de bien dans le registre des 'Illiyyîn, puis dit de retourner l'âme vers la terre, car c'est d'elle qu'Il a créé l'homme, à elle qu'Il la fait retourner et d'elle qu'Il le fera revenir (Ahmad n° 17803, voir commentaire de Mirqât)
- L'âme est alors ramenée au corps (Abû Dâoûd n° 4753, Ahmad n° 17803) [juste après l'enterrement de celui-ci (Ar-Rûh, p. 97) ;] (quant au Hadîth rapporté par al-Bukhârî et qui dit que le mort demande à ceux qui portent son corps de l'emmener rapidement jusqu'à la tombe, il s'agit, de l'âme seulement qui s'exprime ainsi, et Ibn Hajar écrit qu'il n'est pas dit que cela désigne un contact entre l'âme et le corps avant l'enterrement de celui-ci : cf. Fat'h ul-bârî 3/236)
- Deux anges viennent dans la tombe, font s'asseoir la personne (al-Bukhârî et Muslim) et procèdent à son épreuve examinatoire en lui posant trois questions (Abû Dâoûd n° 4753, rapporté de façon sommaire par al-Bukhârî et Muslim)
- A la personne de bien, qui réussit son épreuve, ces deux anges font voir une place dans l'enfer en lui disant qu'elle en a été épargnée, puis font voir la place qui lui est réservée dans le paradis (après le jugement dernier) (al-Bukhârî et Muslim)
- Ces deux anges lui disent de dormir (reposer) en paix et avec bonheur (at-Tirmidhî n° 1071)
- La tombe de cette personne est élargie et illuminée (at-Tirmidhî n° 1071)
- Une porte est ouverte dans la tombe vers le paradis, porte par laquelle parviennent à cette personne les effluves et les parfums du paradis (Abû Dâoûd n° 4753, Ahmad n° 17803)
- Les bonnes actions de cette personne prennent la forme d'un homme de belle apparence, bien habillé et exhalant une suave odeur, qui lui donne la bonne nouvelle de sa réussite (Ahmad n° 17803)
- Les âmes des hommes de bien (mu'minîn) qui étaient morts avant cette personne viennent la rencontrer ; on questionne le nouvel arrivé au sujet d'Untel (qui vit encore) et d'Untel (an-Nassaï n° 1832)
- Régulièrement il est présenté à cette personne sa future place dans le paradis (al-Bukhârî et Muslim)
- Telle un oiseau, l'âme de cette personne vole également (près d'un ruisseau) paradisiaque, allant d'arbre en arbre (Mâlik, Ibn Mâja n° 4271, ar-Rûh p. 95)
Il s'agit là de ce qui est réservé à la personne de bien (mu'min). Des choses différentes attendent la personne de mal (voir ces Hadîths).
3. Où l'âme se trouve-t-elle après l'enterrement : dans la tombe ou dans un monde parallèle ?
Quand on parle du "monde de la tombe", c'est uniquement parce qu'en général les défunts sont enterrés dans des tombes (ar-Rûh, p. 70). Cependant, les mots "les tourments de la tombe" désignent les tourments du "monde même d'après la mort" (en arabe : barzakh), et non pas seulement de l'espace physique que représente la "tombe" proprement dite (Ibid, p. 56).
Malgré tout, bien que se trouvant dans "le monde d'après la mort", l'âme garde un lien avec la "tombe" proprement dite, là où le corps qu'elle habitait sur terre a été enterré (Ibid, p. 96, p. 111). Ceci est dû au fait qu'après l'irréversible séparation de l'âme d'avec le corps – lors de la mort –, un lien très ténu subsiste quand même entre l'âme et la dépouille corporelle (Ibid, p. 42, p. 62, p. 97). Ce lien est très ténu par rapport d'une part à ce qu'il était lorsque le corps était vivant sur terre, et par rapport d'autre part à ce qu'il sera lors de la résurrection des humains au jour du jugement (Ibid, p. 42).
Quant au Hadîth qui dit que l'âme est ramenée au corps avant l'épreuve des trois questions posées par les anges (nous l'avons cité plus haut : Abû Dâoûd n° 4753, Ahmad n° 17803), il ne signifie pas que le défunt revienne à la vie telle qu'il la connaissait sur terre, mais qu'un changement se produit dans le lien existant entre âme et corps par rapport à ce qu'était ce lien juste avant cela après la mort (ar-Rûh, pp. 39-43). L'âme, dont les propriétés sont différentes de celles du corps, peut cependant être tout à la fois liée à la tombe et être telle un oiseau qui vole dans le paradis (du barzakh), comme l'a dit un Hadîth cité plus haut (Ibid, p. 43, pp. 97-98, p. 111).
4. Les délices ou les tourments de ce monde d'après la mort sont-ils à prendre au sens propre ou dans un sens allégorique ?
Shâh Waliyyullâh a cité certains des Hadîths qui traitent de ce qui se passe dans le monde d'après la mort : des anges apportent des soieries ou des chiffons pour recueillir l'âme de celui qui va mourir, deux anges questionnent le défunt après son enterrement, des tombes sont élargies, d'autres rétrécies, les actions du défunt se matérialisent sous la forme d'un homme de telle apparence, l'homme de mal est frappé, subit le tourment de serpents qui le mordent, etc. Shâh Waliyyullâh écrit en substance que trois chemins se présentent à celui qui lit ces Hadîths. Voici la substance de ses propos avec un exemple voisin de celui qu'il a donné :
A) Soit celui qui lit ces Hadîths les prend dans leur sens apparent (zâhir) et est donc amené à établir l'existence d'un monde d'une autre dimension. C'est cela que demande la règle des gens du Hadîth, comme l'a dit as-Suyûtî, et c'est ce à quoi Shâh Waliyyullâh appelle. Par rapport au Hadîth disant que les hommes de bien voient leur tombe élargie, il s'agit de dire que la tombe est bien élargie, mais il s'agit de la tombe non pas physique mais du lieu de la dimension spirituelle où il se trouve (comme l'a écrit Ibn Qayyim, je vais y revenir).
B) Soit il dit que la personne concernée voit ces choses comme ces Hadîths les décrivent, même si elles ne se trouvent pas devant lui ; Ibn Mas'ûd a donné une explication de ce genre à propos de la phrase coranique "… le jour où le ciel apportera une fumée visible" (Coran 44/10) ; il a dit qu'il s'agit d'une famine qui fera que les Quraysh, regardant le ciel, verront, à cause de la faim, comme de la fumée [= du brouillard]. Par rapport au Hadîth sus-cité, ce deuxième chemin consiste à dire que le défunt voit sa tombe être élargie, comme le dormeur, en rêve, verrait une chose semblable et en ressentirait pleinement les effets dans sa conscience.
C) Soit il dit qu'il s'agit de pures allégories. Par rapport au Hadîth sus-cité, cela consiste à dire que l'âme du défunt ne voit même pas le lieu où elle se trouve être élargi, mais ressent un bien-être que le Hadîth a voulu décrire comme étant comparable à ce qu'un homme vivant ressentirait si le lieu où il se trouve était élargi. Shâh Waliyyullâh écrit : "Je ne pense pas que celui qui choisit ce troisième chemin soit sur l'orthodoxie" (Hujjat ullâh il-bâligha, tome 1 pp. 53-56).
Si le musulman ne va donc pas jusqu'à prendre ces délices ou tourments décrits dans les Hadîths comme étant purement allégoriques, il ne les prend pas non plus dans un sens terrestre. Ibn Qayyim a écrit explicitement que l'élargissement ou le rétrécissement de la tombe, l'illumination de la tombe et la verdure ou le feu de la tombe ne sont pas du type des choses de ce monde (ar-Rûh, p. 69, p. 64). Ces choses relèvent d'un monde qui est réel mais qui appartient à une autre dimension que le monde physique dans lequel nous vivons notre vie… un monde qui appartient à la même dimension que celui dans lequel les anges vivent et se déplacent… "un monde", selon la formule de Shâh Waliyyullâh, "qui n'est pas constitué des éléments physiques, et dans lequel les actes prennent une forme qui correspond à ce qu'ils représentent" (Hujjat ullâh il-bâligha, tome 1 pp. 51-56).
5. Est-ce l'âme qui expérimente ces délices (ou tourments), ou bien l'âme et le corps ?
- Ibn Qayyim est d'avis que ces délices ou ces tourments sont ressentis par l'âme et par le corps (Ar-Rûh, pp. 49-50, p. 56, p. 69, p. 70, p. 71), l'âme ressentant ces choses directement tandis que l'effet est secondaire sur le corps (Ibid, p. 55, p. 61, p. 63). Il fonde cet avis sur le fait que des Hadîths parlent du fait que les deux anges font s'asseoir le mort ("yujlisânihî"), parlent d'un resserrement de la tombe sur les côtes du mort ("hattâ takhtalifa adhlâ'uh") ; dès lors, questionne Ibn Qayyim, comment peut-on dire comme Ibn Hazm l'a fait que seule l'âme ressent délices ou tourments du monde de la tombe ? (Ibid, p. 52.) Malgré tout, Ibn Qayyim reconnaît explicitement que l'élargissement ou le rétrécissement de la tombe, son illumination, la verdure ou le feu de la tombe… ne sont pas du même type que les choses de ce monde (Ibid, p. 69, voir également p. 64). On était donc en droit d'attendre que Ibn Qayyim, logiquement, dise aussi que le corps qu'affectent ces choses d'une autre dimension n'est pas le corps physique qui existait sur terre, mais un corps appartenant lui aussi à la même dimension. Cependant, Ibn Qayyim ne l'a pas dit. C'est ath-Thânwî qui l'a dit.
- Ath-Thânwî dit en effet que le bonheur ou le tourment du monde d'après la mort est expérimenté non pas seulement par l'âme mais aussi par le corps ; cependant, il ne s'agit pas du corps physique dans laquelle l'âme vivait sur terre et qui a été enterré dans la tombe, mais d'un "corps" appartenant au même monde et à la même dimension que ces délices ou tourments (Ahkâm-é islâm 'aql kî nazar mîn, p. 346-347). Cet avis de ath-Thânwî permet de concilier l'avis de Ibn Qayyim et celui de Ibn Hazm ; de ne pas trahir les mots "yujlissânih" et "hattâ takhtalifa adhlâ'uh" (Hadîths) et d'en concilier le contenu au fait que la dépouille corporelle est de matière terrestre et que le tourment ne l'est pas (comme Ibn Qayyim lui-même l'a dit à propos du feu et du rétrécissement).
6. Des rencontres sont-elles possibles entre des âmes ?
Comme nous l'avons déjà dit, après la mort, l'âme n'est plus dans ce monde terrestre mais part dans le monde d'après la mort, parallèle à celui-ci. Le caractère parallèle de ce monde fait que parfois, dans certains rêves, l'âme d'un vivant rencontre l'âme d'une personne morte (voir ce que Ibn Qayyim a écrit à ce sujet dans ar-Rûh, pp. 19-33). Voici un récit à ce sujet : quand le Prophète émigra à Médine, at-Tufayl et un autre homme de son peuple, tous deux musulmans, y émigrèrent eux aussi. Ils supportèrent cependant mal le climat de Médine. L'homme tomba malade. Affolé, il prit des pointes coupantes et s'ouvrit les jointures des doigts, ce qui causa une hémorragie dont il mourut. Quelque temps après, at-Tufayl le vit en rêve et vit qu'il avait une apparence agréable mais qu'il avait les mains bandées. a-Tufayl lui dit : "Qu'est-ce que Dieu a décidé à ton sujet ? – Il m'a accordé Son pardon à cause du fait que j'avais émigré vers Son Prophète. – Comment se fait-il que je voie tes mains bandées ? – Il m'a été dit : "Nous n'allons pas restaurer chez toi ce que toi-même tu as gâché"." Ce rêve, a-Tufayl partit le raconter au Prophète. Celui-ci fit alors l'invocation suivante : "O Dieu, pardonne à ses mains aussi" (rapporté par Muslim, 116).
Si de telles rencontres sont donc parfois possibles, c'est parce que, comme le dit le Coran, l'âme du vivant, tout en restant présente dans le corps, part parfois dans une dimension voisine de celle du monde d'après la mort : "Dieu prend les âmes au moment de leur mort, ainsi que l'âme qui n'est pas morte, lors de son sommeil ; Il retient alors celle à propos de qui Il a décrété la mort et renvoie l'autre jusqu'à un terme fixé. Il y a certainement là des preuves pour les gens qui réfléchissent" (Coran 39/42). L'état de l'âme de celui qui est mort et l'état de l'âme de celui qui dort sont ainsi mis en parallèle.
Qu'il arrive que dans un rêve l'âme d'un vivant rencontre celle d'un mort ne signifie cependant pas qu'il faille faire des efforts en vue de faire pareilles rencontres. De même, il faut rappeler ici que le culte revient à Dieu seul et qu'il est donc impossible d'invoquer les âmes des défunts pour ses besoins. L'invocation se fait à Dieu et à Lui Seul.
Wallâhu A'lam (Dieu sait mieux). Source : La maison de l'Islam
- brindine
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Re: J'ai perdu mon oncle
En fait, quelques jours avant la mort de mon oncle, la femme à mon grand oncle "rabi yara7mou" a vu dans un rêve son mari et ma grand mère "rabi yar7amhoum" venir vers elle et ils ont ramené avec eux la terre du cimetière. C'est là qu'on a su que quelqu'un de proche allait bientôt nous quitter pour de bon et effectivement c'est ce qui s'est passé .
Une tante à moi a rêvé de mon oncle récemment décédé (le jour de l'enterrement), il avait le corps d'un oiseau blanc avec de très, très grands ailles, il volait seul et disait au revoir aux gens qui le regardait d'en bas.
- Samy
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Re: J'ai perdu mon oncle
Ce genre de rêve sont malheureusement souvent prémonitoires, "Rabi Yarahmou wa ywassa3 Alih".
- mirindou
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Re: J'ai perdu mon oncle
3adama Allah adjrakoum wa atakoum sabrane
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Re: J'ai perdu mon oncle
Baraka Allah fikoum wa zadakoum ajrane.
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Re: J'ai perdu mon oncle
Samy quand tu dis que ce genre de rêve est souvent prémonitoire, il y a mention de ça dans le coran ou le hadith ? si oui ça m'intéresse... Merci d'avance 
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Re: J'ai perdu mon oncle
Est ce que tu connais l'histoire de Youcef Allaihi Essalam, des rêves prémonitoires de son père Yakoub Allayhi Assalam... ça s'appelle les rêves véridiques, c'est dans le coran, sourate Youcef...
Il faut tout d'abord savoir que, d'après les sources musulmanes, les rêves sont de plusieurs types. Le Prophète (sur lui la paix) a dit : "Le rêve est de trois sortes : il y a le rêve véridique ; il y a le rêve où l'homme converse avec son âme ; et il y a le rêve qui cause de l'effroi ("tahzîn"), provenant du diable" (rapporté par At-Tirmidhî, n° 2280).
1) "Le rêve où l'homme converse avec son âme" décrit ce que la psychanalyse contemporaine connaît bien : les messages du subconscient humain. L'homme voit en rêve ce qui, pendant l'état de veille, l'a marqué. L'homme voit également en rêve ce qu'il essaie de refouler, et ce genre de rêves peuvent lui révéler une part de ses désirs inavoués.
2) "Le rêve qui cause de l'effroi, provenant du diable," est le cauchemar. Il est provoqué, selon les mots du Prophète, par le démon, qui trouve là un moyen supplémentaire pour pouvoir troubler l'homme. On ne doit accorder, selon l'enseignement du Prophète, aucune importance à ce genre de rêves, et c'est pourquoi cela ne sert à rien de le raconter. Ainsi, à un homme venu lui raconter qu'il avait vu en rêve que sa tête s'en allait et qu'il essayait de la rattraper, le Prophète dit : "Lorsque le diable se joue de toi dans ton rêve, ne le raconte pas" (rapporté par Msulim, n° 2268). Si on fait de tels rêves, il faut entre autres demander à Dieu Sa protection contre le démon et ne le raconter à personne (rapporté par Al-Bukhârî et Muslim).
Pour ces deux types de rêves (rêve purement psychique et cauchemar), il n'y a pas d'interprétation religieuse (ta'bîr) (Hujjat ullâh il-bâligha, tome 2 p. 531).
3) Seul "le rêve véridique" est sujet à interprétation religieuse. Ce type de rêve est constitué :
- du rêve qui contient une indication venant réellement de Dieu,
- du rêve prémonitoire,
- du rêve télépathique,
- etc.
En aucun cas il ne s'agit de se baser sur un rêve pour en vouloir à quelqu'un (parce qu'en rêve on aurait vu à son sujet quelque chose de déplaisant), ni pour établir ce qui est interdit, permis ou obligatoire (bref pas pour établir des règles – ahkâm). Prendre ce genre de rêve en compte veut dire que l'on peut en tenir compte dans la mesure où il nous donnerait une indication supplémentaire, dans tout cas ne contredisant aucun principe établi.
Le rêve véridique peut être plaisant et constituer une bonne nouvelle ("bushrâ" ). Mais il peut aussi, selon al-Hakîm at-Tirmidhî, être déplaisant et constituer un avertissement ("indhâr" ) ou un reproche ("mu'âtaba" ) (Fat'h ul-bârî, tome 12 p. 465). Le Prophète lui-même a vu un rêve véridique qui lui a été déplaisant (il s'agissait d'un événement futur ; il a raconté : "Alors que je dormais, (…), j'ai vu qu'on a placé devant moi deux bracelets en or ; cela m'a été déplaisant. On m'a donné la permission de souffler sur eux ; je l'ai fait et ils se sont envolés." Le Prophète a ensuite interprété ce rêve comme étant l'annonciation des deux imposteurs qui devaient apparaître de son vivant : l'un au Yémen et l'autre à al-Yamama (rapporté par al-Bukhârî, n° 4118). Mais même quand il est déplaisant, le rêve véridique reste différent du cauchemar, ce dernier ne constituant qu'une scène d'effroi et d'affliction, à l'exemple de ces rêves où le dormeur se voit en train d'essayer de fuir ou de hurler.
Comment l'islam explique-t-il les rêves prémonitoires ? Pendant le sommeil, l'âme se trouve dans un état différent de celui où elle se trouve pendant l'état de veille, conformément à ce que Dieu en a dit dans le Coran : "Dieu prend les âmes au moment de leur mort, ainsi que l'âme qui n'est pas morte pendant son sommeil. Il garde alors celle au sujet de laquelle Il a décrété la mort et renvoie l'autre jusqu'à un terme fixé..." (Coran). Après notre mort nous irons dans le monde de l'étape (al-barzakh), mais pour le moment, nous vivons dans le monde que nous connaissons (ad-dunyâ). Or Dieu a créé une dimension où les actions que l'on fait prennent forme et où ce qui va arriver dans ce monde y prend d'abord forme également. C'est ce que Shâh Waliyyullâh a nommé "'âlam al-mithâl" ("le monde de la représentation" ) (Hujjat ullâh il-bâligha, tome 1 pp. 51-56). C'est bien pourquoi une fois, le Prophète Muhammad (sur lui la paix) à qui, Dieu montrait parfois en état de veille aussi certaines des choses de ce monde de la représentation, dit à ses Compagnons : "Voyez-vous ce que je vois ? Je vois les troubles (fitan) tomber dans vos maisons comme la pluie" (rapporté par Al-Bukhârî et Muslim). Or, il arrive parfois à certaines personnes que leur âme, pendant leur sommeil, voit certaines de ces choses se déroulant dans ce monde de la représentation ("'âlam al-mithâl" ). C'est l'origine des rêves prémonitoires. Le Prophète a ainsi vu en rêve l'apparition des deux imposteurs (comme nous l'avons vu plus haut). Il a aussi vu un rêve, alors qu'il était encore à La Mecque, qu'il émigrerait vers une terre où se trouvaient des dattiers, mais il avait cru qu'il s'agissait de la ville de al-Yamâma ou de celle de Hajar ; les faits lui montrèrent ensuite qu'il était en fait question de la ville de Yathrib, celle qui devait ensuite s'appeler Médine (rapporté par Al-Bukhârî et Muslim).
Un autre type de rêve véridique est celui où l'on voit la représentation d'un acte, vertueux ou mauvais. Il s'agit apparemment, ici encore, du fait que l'âme du dormeur a des aperçus de scène du monde de la représentation ("'âlam al-mithâl" ). Umm al-Alâ vint ainsi raconter au Prophète qu'elle avait vu en rêve que Uthmân ibn Maz'ûn, décédé, avait une source qui coulait. Le Prophète dit : "C'est son action qui continue pour lui" (rapporté par Al-Bukhârî, n° 6615). Uthmân avait fait un acte vertueux dont les effets continuent sur terre après la mort (voir Al-Fat'h, commentaire de ce Hadîth). Le Prophète lui-même avait, un matin, raconté à ses Compagons avoir fait un rêve où il avait vu deux anges l'emmener avec eux et où, au cours d'un voyage, il avait vu différentes personnes subir différents types de punitions : il y avait celui qui, durant sa vie, prêtait à intérêt, celui qui, durant sa vie, faisait courir des rumeurs, etc. (rapporté par al-Bukhârî, n° 1320 etc.).
Interprétation des rêves :
Nous avons vu plus haut que seul le "rêve véridique" était à interpréter. L'interprétation des rêves est une science, et le Prophète a dit qu'il ne fallait pas interpréter les rêves n'importe comment (voir Fat'h ul-bârî, tome 12 pp. 539-541). L'interprétation repose sur la compréhension du symbolisme : quelle chose vue dans le rêve représente quelle chose dans la réalité ? Ce symbolisme a des aspects qui sont universels et d'autres qui sont régionaux, car liés aux cultures (voir Hujjat ullâh i-bâligha, tome 1 p. 263).
Avertissement :
Que certains rêves soient véridiques ne devrait pas pousser des musulmans et musulmanes à accorder une importance excessive aux rêves ; il en est ainsi qui considèrent chacun de leurs rêves comme étant "véridique" (prémonitoire ou autre), qui vivent ainsi dans un monde quasi-virtuel et qui parfois s'angoissent pour des causes bien légères.
Wa Allah a'lam (Dieu sait mieux). Source - La maison de l'Islam.
- BAkheta
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Re: J'ai perdu mon oncle
je vais vous annoncer une mauvaise nouvelle
je viens de perdre un cousin qui est très jeune, c'est un architecte, après deux mois de souffrance a l'hopital de Ain Anaadja....
allah yerahmmou ou aiwassa3e a3lihe ;pl;eure
I lIkE tO mOvE iT......
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