Aiko, je te réponderai par cette histoire celle de Oum Soulaym, un exemple de patience (Sabr) Quoi de plus dur que d'être confronté à la mort de son enfant !
Cette épouse était de petite taille aux yeux charmants. Elle resta auprès de son mari qui l'aimait très fort et ils eurent un enfant, après des années d'attente et de tentatives... Ensuite celui-ci tomba gravement malade. Ce qui toucha Abou Talha profondément.
Abou Talha se levait à l'aube, faisait ses ablutions et se rendait auprès du Prophète (SWS) pour prier avec lui et restait en sa compagnie jusqu'au milieu de la journée. Et puis il rentrait chez lui pour manger et se reposer. Après avoir accompli la prière du zuhr, il repartit pour rejoindre le Prophète (SWS) et ne revenait qu'après la prière du crépuscule.
Une fois Abou Talha alla retrouver le Prophète (SWS) dans la soirée à la mosquée et l'enfant décèda (pendant son absence). Oum Soulaym se dit : personne n'informera Abou Talha du décès de son fils avant moi.
Elle prépara le corps de l'enfant et le couvrit et le plaça dans un coin de la maison comme s'il s'endormait. Abou Talha revint de chez le Mesager d'Allâh (SWS) en compagnie d'un groupe de ses compagnons et co-utilisateurs de la mosquée.
- "Comment va mon fils ?" Dit-il.
- "Ô Abou Talha, il est aujourd'hui plus calme qu'il ne l'a jamais été depuis le début de sa souffrance et j'espère qu'il s'est reposé." Dit-elle.
Et puis elle servit le dîner et ils mangèrent. Puis les gens prirent congé de lui. Et Il alla se coucher. Sa femme se mit dans sa meilleure toilette. C'est-à-dire qu'elle se para pour être plus belle.
Elle vint se coucher à côté de lui. Dès qu'il sentit l'odeur du parfum, il fit avec elle ce qu'un homme fait à sa femme.
Vers la fin de la nuit, elle dit : "Abou Talha, dis-moi ! Si des gens prêtaient à d'autres un objet et venaient le leur réclamer ensuite, les emprunteurs pourraient-ils refuser la restitution de l'emprunt ?"
- "Non."
- "Allâh le Puissant, t'avait prêté ton fils et Il l'a repris. Sois patient et espère en être compensé par Allah."
Il fut furieux et lui dit : "Tu me laisses faire ce que j'ai fait (les rapports intimes) puis tu m'annonces le décès de mon fils ?!" Et puis il dit : "Nous appartenons à Allâh et c'est à Lui que nous retournerons" et loua Allah.
Au matin, il prit un bain, se rendit auprès du Messager d'Allâh (SWS), pria avec lui et l'informa de ce qui s'était passé. Le Messager d'Allâh (SWS) dit : "Puisse Allâh faire de la nuit dernière une nuit bénie pour vous". Cette prière prophétique profita à Oum Soulaym et elle eu un enfant conçut de cette nuit là, c'était le premier de 10 enfants.
Se sont ces gens là qui ont bien compris l'islam et ses valeurs, que dire aussi de l'histoire d'un homme, qui a perdu sa mère en le mettant au monde, puis son père, son grand père, son oncle, puis sa femme... Ensuite ses enfants... Qu'est devenu cet homme ? Un fou, un malade, non !! Il est devenu ce que la terre à porté de meilleur sur elle, le prophète SWS. Sa peine ne s'arrêta pas là, il fut battu, chassé, insulté, toute sa vie ne fut que difficulté mais sa foi est restée intacte.
Tout cela pour vous dire que le malheur fait partie de la foi du musulman. On est croyant par notre capacité à surmonter les épreuves et non pas par les mots... Il ne faut jamais oublier que nous appartenons à Dieu...