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#1 27-06-2006 13:51:25

Nael
Membre
Date d'inscription: 20-05-2006
Messages: 26

Les Interdits Alimentaires 2

Salut les gens, j’ai des questions pour vous wink Alors tout d'abord j'ai vu sur la plupart des mayonnaises et quelques moutardes qu'ils contenaient du vinaigre d'alcool, je voulais savoir s'il s'agit d'alcool ou c'est du vinaigre normal.
Ensuite mon prof de Chimie nous a dit que l'éthanol fait partie de la famille des alcools et que c'est lui qui est responsable de l'alcool dans les boissons alcoolisés, le degrés d'alcool correspond au pourcentage de sa présence mais donc on a pas le droit de le boire mais j'ai remarquer que cette élément chimique est présent dans de nombreuse crème. Moi perso j'ai une crème pour l'acné qui est constituer a 96% d'éthanol, on dit que les pores respirent et boivent, donc je voulais savoir si c'est Halal ou Haram.
3eme question (la dernière ;ai;e) J'ai déménagé il y a 6 mois près de bordeaux avant j'étais à St Pierre et Miquelon c’est un territoire d'outre mer près du Canada, comme j'habite près de bordeaux, là où le vin est très réputés, mes parents ont envoyés quelques bouteilles à des anciens amis qui sont restés la bas… je voulais savoir si c'étais Haram, je sais qu’on a pas droit de vendre de l'alcool... Merci pour vos réponses.

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#2 23-10-2006 14:23:13

Aino Minako
Membre
Lieu: BX
Date d'inscription: 22-10-2006
Messages: 1097

Re: Les Interdits Alimentaires 2

Salut, quand t'auras des réponses tu me fais signe. Je vis dans la région et j'ai fais les vendanges... Est-ce haram ?

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#3 26-10-2006 14:15:26

Samy
Membre
Lieu: Alger
Date d'inscription: 08-02-2006
Messages: 522

Re: Les Interdits Alimentaires 2

Pour ceux qui veulent une réponse en arabe, je vous conseille le lien suivant Click ici

L'alcool est aujourd'hui considéré dans certains pays comme une drogue "douce" en soi. Et pourtant ses ravages sont terribles. Tant au niveau de la santé physique (cirrhoses, cancers) que de la santé mentale (addiction), les troubles qu'il cause sont là. Ses effets ne se limitent pas à l'individu mais touchent la famille (violences conjugales, parentales) et la société (coups et blessures, meurtres, accidents de la route). Comment le musulman et la musulmane considèrent-ils l'alcool ?

Les textes de la révélation ont strictement interdit l'alcool (Coran 5/90). De toutes les choses que ces textes ont déclaré interdites, certaines sont telles qu'elles ne contiennent que ce qui est nocif à l'être humain (sur le plan physique, sur le plan spirituel, sur le plan mental, sur le plan familial, sur le plan social ou autre) ; d'autres choses sont telles qu'elles contiennent à la fois ce qui est utile et ce qui est nocif pour l'être humain, mais ce qui est nocif domine ce qui est utile ; les textes de la révélation les ont donc strictement interdites également. Ainsi en est-il de l'alcool, dont Dieu a explicitement dit qu'il contient ce qui est utile mais aussi ce qui est nocif mais ce qui est nocif domine (Coran 2/219). L'alcool procure par exemple à l'organisme une sensation de chaleur et l'aide ainsi à supporter le froid, mais cet avantage n'est pas suffisant pour contrebalancer les ravages qu'il cause par ailleurs ; Dieu l'a donc strictement interdit. "Et il se peut que vous aimiez quelque chose alors qu'elle est nocive pour vous. Dieu sait…" (Coran 2/216). Un Compagnon habitant une région froide d'Arabie avait ainsi demandé au Prophète si les musulmans de cette région pouvaient absorber une boisson faite à partir du blé, qui les aidait à supporter le froid et les durs travaux. "Cette boisson cause-t-elle l'ivresse ? s'enquit le Prophète. - Oui. - Eh bien vous devez vous en abstenir" (rapporté par Abû Dâoûd, n° 3683).

A l'aube de la venue de l'islam, les habitants de la péninsule arabique étaient depuis longtemps de grands amateurs d'alcool. L'alcool de raisin, de datte, de miel, de maïs, etc. y étaient fabriqués et consommés avec grand plaisir. Voulant détacher les musulmans de l'alcool, l'islam ne s'y prit pas de façon brutale. Comme Al-Qardhâwî l'a écrit, les sources de l'islam communiquent "croyances, conception de la vie et actes de culte ; pensée et sentiments ; éthique et valeurs ; règles de politesse et traditions ; droit et législation. Tous ces éléments sont constitutifs de la société musulmane. Le droit n'est – malgré son importance – qu'un élément parmi d'autres. Comment penser que par le simple fait d'avoir émis quelques règles juridiques, nous aurons donné naissance à la société musulmane voulue ? Une législation seule ne forme pas un peuple : elle doit être appuyée par un changement de pensée et de sentiments" (Chariat ul-islâm sâliha lit-tatbîq fî kulli zamân wa makân, p. 134). C'est bien pourquoi Jundub ibn Abdullâh raconte l'expérience vécue en la compagnie du Prophète : "Nous étions, jeunes hommes, auprès du Prophète. Nous apprîmes la foi avant d’apprendre le Coran [c’est-à-dire les règlements coraniques]. Puis nous apprîmes le Coran, ce qui fit augmenter notre foi" (rapporté par Ibn Mâja, n° 61).

Pédagogie divine concernant l'alcool

C'est pour la même raison que Aïcha, épouse du Prophète (sur lui la paix), raconte : "Parmi les premiers passages du Coran à avoir été révélés, il y a une sourate parmi les sourates mufassal, dans laquelle il est question du Paradis et de l’Enfer ; et puis, lorsque les hommes retournèrent vers l’islam, le licite et l’illicite furent révélés. Si dès le début Dieu avait révélé : “Ne buvez plus d’alcool”, les hommes auraient dit : “Nous ne le délaisserons jamais !”. Si dès le début Dieu avait révélé : “Ne commettez plus l'adultère !”, les hommes auraient dit : “Nous ne le délaisserons jamais !”…" (rapporté par Al-Bukhârî, n° 4707).

Ce n’est qu’après ce long et profond travail sur les cœurs que la révélation s’est mise à édicter obligations et interdits, parmi lesquels l'interdiction de l'alcool. Et même ici, elle a encore choisi la voie du pragmatisme. En effet, le texte coranique, aujourd’hui encore, témoigne de la patiente progression et de la pédagogie qui furent les siennes dans la mise en place de l’interdiction : d'abord il a été dit que l'alcool était source d'avantages et d'inconvénients et que ses inconvénients dominaient ses avantages (Coran 2/219) ; puis il a été dit qu'il est désormais interdit de se trouver en état d'ivresse au moment d'une des cinq prières quotidiennes (Coran 4/43) ; puis l'alcool a été définitivement interdit (Coran 5/90). Ce processus s'est étalé sur une période de plusieurs années.

Le monde entier reconnaît que l'alcoolisme est un fléau sanitaire, familial et social. Au sujet des méfaits de l'alcool, cliquez ici pour lire le rapport de l'INSERM, ici pour lire le rapport du Réseau Canadien de la Santé et ici pour lire le rapport Médecine et Santé. Le monde entier reconnaît les ravages causés par cette "drogue". Mais si l'islam a, au VIIème siècle, réussi à amener globalement les hommes de toute une terre – l'Arabie – à se défaire de leur alcoolisme, c'est à cause de deux particularités : un profond travail sur les cœurs et les esprits sans interdiction dans un premier temps, puis, dans un second temps, une interdiction progressive liée à la responsabilité devant Dieu. Et c'est ce qui fait la différence d'avec la tentative avortée des Etats-Unis avec la Prohibition dans les années 20 du XXème siècle. 


Quelques règles que le musulman cherche à respecter à propos de l'alcool

1) Le musulman se préserve de tout alcool, quel que soit le produit à partir duquel celui-ci a été fabriqué

Le Prophète a dit : "Tout ce qui enivre est vin. Et tout vin est interdit" (rapporté par Muslim, n° 2003). Un jour, questionné par un homme originaire du Yémen au sujet d'un alcool que les Yéménites fabriquaient à partir du maïs, le Prophète lui demanda : "Provoque-t-il l'ivresse ? – Oui, répondit l'homme. – Tout ce qui enivre est interdit" répondit le Prophète (rapporté par Muslim, n° 2002).

2) Le musulman se préserve de consommer même en petite quantité ce qui n'enivre que lorsque consommé en grande quantité

On a beau dire qu'on ne boira qu'un petit verre, le premier verre en appelle un second, et chemin faisant, toute la bouteille y passe. C'est une des constantes de la nature humaine. Le Prophète, fin psychologue, a donc interdit de consommer même en une quantité faible au point de ne pas provoquer l'ivresse, ce qui provoque l'ivresse lorsque pris en plus grande quantité : "Ce qui provoque l'ivresse en grande quantité est interdit même en petite quantité" (rapporté par Abû Dâoûd, n° 3681). "Ce dont la (consommation d') un farq [= quelques litres] provoque l'ivresse, même la consommation de ce qui tient dans le creux de la main en est interdite" (rapporté par Abû Dâoûd, n° 3687, At-Tirmidhî, n° 1866).

Il faut préciser ici que certains illustres savants étaient d'avis que seul l'alcool de raisin est interdit en grande et en petite quantité ; quant aux autres alcools, ils sont interdits lorsqu'ils sont pris en quantité telle qu'elle provoque l'ivresse ; par contre, il n'est pas interdit d'en consommer en quantité tellement minime qu'elle ne provoque pas l'ivresse et à condition que ce soit pour une raison valable – davantage de force physique. Mais Shah Waliyyullâh et Ibn Rushd disent ceci : tous les savants sont unanimes à dire que l'alcool de raisin est interdit en grande comme en petite quantité ; or dire que l'alcool de raisin est interdit en grande comme en petite quantité, mais que l'alcool fait à partir d'autres produits est, lui, autorisé en petite quantité et interdit seulement en grande quantité, cela ne correspondrait pas à l'habitude du droit musulman, qui est de ne pas faire de différence entre deux choses semblables ["jam' bayn al-mutamâthilayn"] (Hujjat ullâh il-bâligha, tome 2 p. 438 et p. 509, Bidâyat ul-mujtahid, tome 2 p. 876). Shâh Waliyyullâh écrit qu'en fait l'avis de ces illustres savants des premiers temps est dû au fait que le Hadîth "Ce qui provoque l'ivresse en grande quantité est interdit même en petite quantité" n'était pas parvenu à certains Compagnons et à leurs élèves. "Ils sont donc excusables, écrit Shâh Waliyyullâh. Mais le Hadîth ayant été diffusé ensuite partout, quelqu'un n'a plus d'excuse aujourd'hui" (Hujjat ullâh il-bâligha, tome 2 pp. 509-510). D'ailleurs, au sein de l'école faisant cette différence entre alcool et alcool, la fatwa est donnée selon l'avis des savants disant que la consommation de tout alcool est interdite, même en petite quantité (avis de Muhammad ibn al-Hassan).

3) Le musulman se préserve de faire le commerce de l'alcool et de favoriser sa consommation

Le Prophète a dit : "Dieu a interdit de vendre l'alcool, la bête non abattue rituellement (mayta), le porc et les idoles" (rapporté par Al-Bukhârî, n° 2121, Muslim, n° 1581, etc). Le Prophète a également interdit que le musulman fabrique du vin, qu'il en transporte, qu'il le serve à boire à quelqu'un, etc. "extrait du Hadîth n° 1295 rapporté par At-Tirmidhî" Le musulman n'offre pas non plus d'alcool à quelqu'un. Persuadé qu'il s'agit de quelque chose de nocif, il ne peut offrir pareille chose à quelqu'un d'autre. "Ne pourrais-je pas en offrir à des juifs ?" demanda quelqu'un au Prophète. "Celui qui a interdit le vin a aussi interdit qu'on en offre aux juifs" - rapporté par al-Humaydî, cité dans Al-halâl wal-harâm, p. 68
Cependant, les non musulmans vivant en pays musulman ont pour leur part la liberté d'en acheter et d'en vendre pour leur propre consommation, tout en respectant l'ordre public.

4) Le musulman ne s'assoit pas dans les assemblées de beuverie

Le Prophète a dit : "Celui qui croit en Dieu et au jour dernier, qu'il ne s'assoie pas à une table sur laquelle l'alcool est bu" (ad-Dârimî 2092, Ahmad 14241 ; voir aussi at-Tirmidhî 2801, Ahmad 126).

Ibn Taymiyya écrit : "Il n'est pas permis à quelqu'un d'assister, de son plein gré et sans qu'il y ait nécessité ("dharûra"), à des assemblées où l'on fait le mal", et de citer ensuite le Hadîth ci-dessus (Majmû' ul-fatâwâ 28/221). Qu'est-ce que ce genre de nécessités ? Il y a assurément ce qu'il cite dans un autre passage : "celui qui est alors présent sans l'être de son gré" : celui-là ne commet pas un acte interdit (Ibid. 28/204).
Le même Ibn Taymiyya nomme cependant, ailleurs, des exceptions plus générales par rapport à la règle normale d'interdiction : "L'homme ne doit pas aller dans des lieux où il assistera à des actions mauvaises alors qu'il n'a pas la possibilité d'inciter à (les) abandonner ; sauf s'il y a une cause reconnue par les textes : comme le fait qu'il se trouve là-bas chose dont il a besoin pour l'avantage de sa pratique religieuse ou de ses affaires temporelles ("maslahatun fî dînihî aw dunyâh") et pour laquelle il n'a pas d'autre issue que d'aller en ce (lieu) ; ou bien qu'il ait été forcé (par quelqu'un) d'y aller. Mais pour ce qui est de se rendre en (pareil lieu) pour le simple divertissement", alors cela reste sous le coup de l'interdit (Ibid. 28/239). Voyez : ici, l'exception par rapport à la règle d'interdiction concerne non plus seulement le fait d'y avoir été contraint, mais aussi le fait de ne pas avoir d'autre issue que celle de se rendre en un tel lieu pour acquérir un avantage reconnu comme tel par les sources. Il faut donc deux choses : qu'il y ait, en le fait de se rendre en un tel lieu, un avantage qui soit reconnu tel par les textes des sources ; de plus, que cet avantage ne puisse pas être obtenu autrement que par le fait de se rendre en ce lieu.
Quelle "maslaha" peut-il y avoir dans le fait de se rendre en pareil lieu ? Ibn Taymiyya cite "celui qui est présent auprès de telles gens pour les inciter à cesser" (Ibid. 28/204). A la lecture de ces lignes du savant damasquin, j'ai pensé à un autre cas qui se pose parfois : un homme ou une femme s'est converti(e) à l'islam alors que ses parents sont restés non musulmans ; ceux-ci l'invitent à partager un repas qu'ils préparent en veillant à ce qu'aucun ingrédient illicite pour le musulman n'y soit mélangé ; le seul problème est qu'à table trône une bouteille d'alcool dont ces parents font une consommation personnelle au milieu du repas. Ce fils ou cette fille peut-il (elle) répondre à cette invitation et s'asseoir à cette table ? Au vu du principe énoncé par Ibn Taymiyya, la réponse serait "oui" : l'objectif de ce fils ou de cette fille est de contenter le cœur de ses parents en répondant à leur invitation, et c'est là un avantage reconnu comme tel par les sources, Dieu demandant au fils d'être de bonne compagnie pour ses parents même "s'ils veulent t'amener à Me donner des associés" : il s'agit alors ne pas obéir à cette demande mais à continuer à être de bonne compagnie envers eux (Coran ). Or cet avantage passe par le fait de répondre à leur invitation, car ils se sentiraient vexés par un refus, alors que d'autre part il n'est pas toujours possible de leur dire sans les vexer – voire même les braquer – qu'un musulman ne peut s'asseoir à une table où l'alcool est consommé. Je me suis renseigné auprès d'un mufti réunionnais pour lui demander si ma pensée à ce sujet était correcte, il m'a répondu que oui.

5) Le musulman considère-t-il l'alcool comme étant impur rituellement ?

La majorité des juristes considèrent en effet l'alcool comme étant rituellement impur (najâssa hissiyya), ce qui fait que la partie des vêtements ou du corps qui a été touchée par l'alcool doit être lavée avant que l'on puisse accomplir la prière (salât). Ils se fondent sur le verset qui dit de l'alcool qu'il est "rijs" (Coran 5/90), qu'ils traduisent par "impur rituellement" (Cf. Bidâyat ul-mujtahid, tome 1 p. 148, Al-fiqh al-islâmî wa adillatuh, tome 1 p. 303 et tome 7 p. 5496).
Seuls Rabî'at ur-ra'y, al-Layth ibn Saad, al-Muzanî et quelques autres juristes pensent que l'alcool n'est pas impur rituellement (najâssa hissiyya) mais qu'il constitue une impureté sur le plan moral seulement (najâssa ma'nawiyya) (Fatâwâ mu'âsira, tome 3 p. 564).

6) Le musulman peut-il vendre du raisin à celui dont il sait qu'il en fera de l'alcool ?

D'après ce que al-Haskafî a écrit comme principe d'après Abû Hanîfa : la règle, à propos de toute chose dont certaines utilisations sont licites et d'autres illicites, et dont on pense que l'acheteur va l'utiliser de façon illicite, est la suivante :
- s'il s'agit d'une chose qui est utilisable de cette façon illicite dans sa forme actuelle, alors il est interdit de la vendre à celui dont on est certain ou quasi-certain qu'il va en faire une utilisation illicite ;
- par contre, s'il s'agit d'une chose qui ne peut être utilisée de façon illicite qu'après avoir été transformée par l'acheteur, alors il est seulement déconseillé (mak'rûh tanzîhan) de la vendre à celui dont on est certain ou quasi-certain qu'il va la transformer et utiliser ensuite le produit obtenu de façon illicite.
Selon cet avis, il est interdit de vendre des armes à celui dont on est quasi-certain qu'il va les utiliser pour voler et piller : on sait qu'il va en faire une utilisation illicite, et cette utilisation illicite se fait, avec les armes, telles qu'elles sont vendues. Par contre, il est seulement déconseillé de vendre du raisin à celui dont on pense qu'il va en faire du vin, car c'est après transformation en matière illicite ce qui était licite que l'acheteur va en faire une utilisation illicite.

Par contre, d'après les juristes Mâlik et Ahmad, il est interdit de vendre du raisin à celui dont on est certain ou quasi-certain qu'il va en faire du vin "Zâd ul-ma'âd, tome 5 p. 763, Al-fiqh al-islâmî wa adillatuh, tome 5 p. 3458" Abû Yûssuf et Muhammad ibn al-Hassan sont du même avis (Jadîd fiqhî massâ'ïl, p. 375) Cette règle concerne le cas de l'acheteur potentiel dont on sait pertinemment qu'il va faire du vin du raisin qu'il achète. Cependant, si on ne savait pas et on le lui a vendu puis on découvre qu'il en a fait du vin, on n'a rien à se reprocher. On ne doit d'ailleurs pas devenir soupçonneux et demander à chaque acheteur potentiel ce qu'il compte faire du raisin qu'on vend.

Transmis par: Anas

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#4 26-10-2006 14:42:34

Tk`One.xp
Méchant Admin .
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Re: Les Interdits Alimentaires 2

En fait pour l'alcool ça a toujours été clair pour moi, c’est Haram ! Il y’a même un Hadith qui dit que c'est haram pour ceux qui le vendent, ceux qui le cultivent (les vignobles notamment), ceux qui le transportent etc,... en tout cas merci à Samy pour toute ces précisions smile


•̪̀● Config : Intel Core 2 Quad Q6600 / Ventirad : Asus  Silent Square Pro / 4 Go ddr2 G.Skill Kit Extreme PC6400 PK / Asus-P5K Deluxe / Asus 8800 Gt / Samsung Syncmaster 226BW / 160Go + 500 Go Sata + 80 Go IDE / Antec NeoHE 500EC (NeoPower) / SteelPad Heavy / Logitech MX510 / Steelseries Siberia Headband •̪̀●

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#5 26-10-2006 15:53:17

Aino Minako
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Lieu: BX
Date d'inscription: 22-10-2006
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Re: Les Interdits Alimentaires 2

Arff 500€ pour 1semaine a bosser dur dans le vignoble illicite...sad

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#6 13-01-2007 19:57:39

Aino Minako
Membre
Lieu: BX
Date d'inscription: 22-10-2006
Messages: 1097

Re: Les Interdits Alimentaires 2

Manger de la viande crue est-il illicite ?

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#7 16-01-2007 16:22:34

Samy
Membre
Lieu: Alger
Date d'inscription: 08-02-2006
Messages: 522

Re: Les Interdits Alimentaires 2

En ce qui concerne la viande crue, il n'y a aucune référence qui interdise sa consommation. La question qui pourrait se poser cependant porte sur le fait qu'il y a du sang qui reste présent dans la viande tant qu'elle n'est pas encore cuite, et l'on sait que le Qour'aane a interdit en de nombreux endroits la consommation de sang… : Cela ne serait-il pas une indication suffisante pour interdire la viande crue ?  La réponse est non.

En effet, le sang qui a été interdit dans le Qour'aane est ce qui est appelé en arabe "dam masfoûh" (voir Sourate 6 / Verset 145), que l'on pourrait traduire par "le sang qu'on a fait couler" ou "qu'on a répandu": Il s'agit donc sang qui sort du corps et coule. Ainsi, cette interdiction ne concerne pas le sang qui, après le sacrifice de l'animal, reste dans la chair et la viande de celui-ci. Une précision avant de conclure: Si la viande crue fait peser un risque sur la santé, il ne sera pas permis de le consommer.

Sachant aussi qu’il y a plein de bactéries dans la viande, seule une bonne cuisson peut y venir à bout, alors ce n’est pas Haram, mais crois-moi tu feras pas mal d’aller retour aux toilettes ! Faut éviter la viande crue à cause des bactéries. 

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#8 21-01-2007 00:43:18

Aino Minako
Membre
Lieu: BX
Date d'inscription: 22-10-2006
Messages: 1097

Re: Les Interdits Alimentaires 2

C'est ce que dit ma mère. Merci...

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